Cette semaine, interview de la pulpeuse Tania, photographe amatrice, professionnelle dan l’art d’être elle même, qui répond à mes quelques questions en direct de Montréal !
Alors Tania, pourquoi la photographie ?
Je pense que mes motivations ont beaucoup changé depuis que j’ai commencé… Je faisais des photos plus mises en scène, maintenant j’ai mes appareils sur moi, je fais mes trucs et puis je prends des photos quand je les “vois”. C’est pas mal pour le souvenir aussi, pour le moment. C’est égoïste peut-être, quoi que j’aime quand ça fait plaisir à mes modèles aussi. Je me prends pas assez au sérieux pour faire ça pour la grandeur de l’Art genre, même si je mets pas de côté l’idée de faire des séries plus construites et étudiées dans un futur proche (ou pas proche). Je suis dans ma phase de recherche disons.
Pour l’instant c’est assez instinctif, je vois quelque chose, je fais ma photo pour voir si ça arrive à garder du sens, à en acquérir parfois, mais ça reste très affectif. Je ne prend de photo que si je passe un bon moment, que si j’apprécie la personne. Comme n’importe qui plus que comme une photographe vraiment.
Oh et j’adore regarder des photos, j’imagine que c’est aussi pour ça que j’aime en faire. (On aime bien regarder aussi
)
Quelles sont les influences qui rythment tes images ?
J’étudie en histoire de l’art alors forcément je vois beaucoup d’images et je m’inspire de pleins de trucs. Mais je ne pense pas que l’influence des grands photographes du XXe siècle soit particulièrement perceptible dans mes trucs, quoi que dans mes derniers voyages, je me suis sentie l’âme Robert Frank-esque quelques fois. Comme faut vivre avec son temps et viser à sa portée, (ou p’tet qu’il faut pas mais c’est ça que je fais), je peux mentionner pas mal de monde qui s’expose surtout sur la toile. Je pense que le duo “Tethered to the sun” a eu beaucoup d’influence sur moi. La passion qui émane de leur truc me fascine. Leur approche du portrait, la proximité qui se ressent avec le modèle, la grandeur dans l’hédonisme c’est quelque chose qui m’anime, et puis faudrait que je te montre cette photo. J’y pense TRES souvent. La façon dont quelque chose de très émouvant émane de quelque chose d’aussi commun, je recherche souvent ça. Et puis leur diversité, pas s’arrêter à un seul médium, à un seul type d’éclairage. Je m’entraine aussi à adopter un point de vue plus frontal. Je me considère toujours comme en formation comme je l’ai dit, ça laisse plus de place à l’erreur et à l’expérimentation par la même.
Quelle est ta photo perso préférée ?
Ma photo préférée. Woah, très franchement je peux pas choisir. Mais si j’ai envie de parler d’une photo maintenant je prendrais celle-ci de ma série Sapiens Sapiens : Ma photo préférées. Woa, très franchement je peux pas choisir. Mais si j’ai envie de parler d’une photo maintenant je prendrais celle-ci de ma série Sapiens Sapiens

Je travaille très rarement avec une idée prédéfinie mais je suis assez contente de la façon dont cette série a tourné, et d’une certaine manière ça définit bien le stade où j’en suis dans ma pratique. J’ai mis une bobine de film dans mon appareil photo au début de ma journée, j’ai pris des photos de mon petit ami, puis plus tard dans la soirée on est allé ensemble au zoo de Montréal après s’être mis une bonne murge, j’ai rembobiner mon film et j’ai repris des photos par dessus. D’une part, techniquement je me suis pas foirée, c’est cool, parce qu avec le film y a toujours ce petit stress, surtout pour ce genre de projet ou le hasard tient une part importante. (D’ailleurs la façon dont, sur cette photo, les lignes de la main et celles du rochers se mélangent constitue à mon sens un très beau hasard). Et puis de l’autre le résultat est assez fidèle au feeling de douceur et d’étrangeté, de sublime et d’infime de ma journée en général, et en arrière plan j’espère qu’il y a quelque chose d’autre qui ressort de ce cas très précis de moi et lui tel jour à telle place, une impression plus générale à laquelle d’autres idées et d’autres expériences peuvent se rattacher. Je ne peux qu’imaginer évidemment, mais j’ai l’impression que cette image fonctionne bien, en tant qu’elle se laisse lire à plusieurs niveaux, tout en restant très ouverte aux interprétations.
Où peut on admirer tes œuvres ?
J’expose pas vraiment, quand j’ai des amis qui organisent des trucs et qui prennent une de mes images je suis très contente, ne serait-ce que sur leur blog ![]()
J’attend d’avoir une série consistante pour rechercher à la montrer.
A part ça, j’ai ma petite page, qui est sur un site que j’apprécie plus ou moins, mais d’un niveau parfait pour me permettre de continuer à pas me prendre trop la choux tout en essayant de faire de belles images quand même.
Et sinon, t’aimes les poivrons ?
J’aime assez les poivrons. Pas crus par exemple. J’avoue que ce que je préfère du poivrons c’est a) l’odeur quand ça cuit a la poêle et b) ça a de belles couleurs. Mais mariné à l’espagnole, c’est pas mal en bouche aussi.
Je vous invite à y faire un tour, l’univers me plait, alors j’ai voulu partager !
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